Etude d'Allianz Research sur l'appétence au risque et la culture financière

19 février 2021

Dans un contexte d'incertitude, la connaissance des risques peut nous aider à prendre les bonnes décisions en connaissance de cause.

La connaissance des risques est la capacité à percevoir les risques et l'aptitude à prendre des décisions appropriées après avoir pris conscience de ces risques. Pour mesurer la connaissance des risques pendant la crise du Covid-19, Allianz Research a posé à près de 7 000 personnes dans sept pays des questions sur la capacité de calcul et la connaissance des risques, ainsi que sur l'impact de la pandémie sur leurs finances.

Dans l'ensemble, le niveau de connaissance des risques est plutôt faible : Moins d'un tiers de notre échantillon peut être considéré comme "conscient des risques". Les niveaux de connaissance des risques les plus élevés sont observés chez les répondants suisses, autrichiens et allemands : 33 %, 31 % et 29 %, respectivement. Les pays latins suivent, avec 26 % pour les répondants français et italiens et 25 % pour les répondants espagnols. Bien qu'il n'y ait pas de différences marquées entre les âges dans la plupart des pays, nous observons qu'aux États-Unis, la génération plus âgée est plus avertie des risques (28 %) que dans l'ensemble du pays (23 %).

Dans quelle mesure l’appétence au risque est-elle influencée par la connaissance des risques ? Difficile à dire, d'après nos données. Nous n’observons pas que des niveaux plus élevés de connaissances des risques correspondent à des niveaux plus élevés d’appétence au risque, ou vice versa. En Allemagne et en Suisse, par exemple, une meilleure connaissance des risques semble aller de pair avec une plus grand appétence au risque ; aux États-Unis ou en Italie, c'est l'inverse. Les personnes interrogées ayant une appétence modérée au risque sont toutefois celles qui ont les niveaux de connaissance des risques les plus élevés (à la seule exception de la Suisse).

Les femmes semblent avoir une appétence au risque plus faible dans notre échantillon. Les exceptions sont la France et l'Espagne, où les femmes présentent une plus grande prédisposition à prendre des risques (FRA : 30% ; ESP : 27%) que les hommes (FRA : 26% ; ESP : 20%). Les Allemandes sont les plus prudentes de notre échantillon ; seules 8 % d'entre elles sont prêtes à accepter des niveaux de risque plus élevés, contre 15 % des Allemands. L’appétence au risque des hommes et des femmes était similaire en Autriche (Femmes : 10 % ; Hommes : 12 %) et en Italie (Femmes : 13 % ; Hommes: 16 %). En Suisse, les niveaux d’appétence au risque étaient inversés (Femmes: 14% ; Hommes: 26%) ainsi qu'aux États-Unis (Femmes: 21% ; Hommes: 33%).

Le niveau de connaissance des risques influence-t-il les décisions d'investissement ? La relation n'est pas simple, bien que les résultats de notre enquête indiquent que la connaissance du risque pourrait jouer un rôle dans la préférence pour les actifs. Une proportion plus élevée de personnes ne connaissant pas les risques préfèrent détenir des liquidités (30 %) que de personnes connaissant les risques (22 %). D'autre part, 36 % de l'échantillon de personnes ayant une connaissance du risque préfèrent les titres (obligations, actions ou fonds communs de placement), tandis que seulement 26 % des personnes n'ayant pas de connaissance du risque considéreraient qu'il s'agit d'un investissement approprié. L'absence de différences concernant les cryptomonnaies et les produits d'assurance montre toutefois clairement que la connaissance du risque ne peut à elle seule expliquer les choix d'investissement ; les préférences personnelles et l’appétence au risque jouent un grand rôle à cet égard.

L’étude est disponible ici.

 

 

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