Le baromètre prévention routière Allianz France-CSA

18 septembre 2020

Avec 7 Français sur 10 intéressés par des solutions d’Auto-partage, la mobilité partagée a de l’avenir malgré la pandémie !

  • L’édition 2020 du baromètre, menée post-confinement, étudie les usages actuels et futurs des français de 15 ans et plus en termes de mobilité.
  • La mobilité partagée s’inscrit dans le développement de l’économie circulaire pratiquée par 81% des répondants à l’enquête.

 

Précisions méthodologiques :

Un échantillon représentatif des français âgés de 15 ans plus : 3012 français interrogés selon la méthode des quotas (sexe, âge, région, profession, taille d’agglomération).
Enquête menée du 02 juin au 23 juin 2020 en ligne sur panel propriétaire CSA.

Quelques définitions :

L’économie circulaire : mutualisation des biens et des services au sein d’une communauté plutôt que réaliser des achats individuels
La mobilité partagée : déplacement via des moyens de transport partagés avec d’autres comme la location de véhicule en libre-service, le co-voiturage, le VTC partagé...

La mobilité partagée : un usage loin d’être marginal

Plus de 4 Français sur 10 (44%) ont déjà utilisé un service de mobilité partagée au moins de temps en temps (53% en incluant les utilisateurs très sporadiques).
La location de véhicule en libre-service connaît le plus de succès (29% des sondés) en particulier auprès des plus jeunes (56% des 15-35 ans) et des habitants de grandes agglomérations où les services sont davantage présents ; un service qui permet par ailleurs une grande souplesse de déplacement et complète bien l’offre de mobilité déjà existante.

Le covoiturage n’est pas en reste puisque 28% des Français déclarent l’utiliser au moins de temps en temps. Il reste néanmoins spécifique pour des trajets longs (67% l’utilisent pour des trajets de plus de 100km) et occasionnels (vacances ou loisirs).

Un peu plus d’1/4 des Français se disent ouverts aux nouveaux services de mobilité partagée et prêts à se passer de leur véhicule personnel, dans un souci d’écologie mais aussi d’économie. 

La mobilité de demain : un attachement à la voiture individuelle encore fort malgré des alternatives qui suscitent l'intérêt 

La voiture reste le moyen de transport privilégié des Français, ils sont près de 80% à posséder une voiture et à estimer important d’en posséder une.

Elle reste ainsi un moyen incontournable de transport pour une large part des propriétaires de voiture, puisque 46% d’entre eux ne seraient pas prêts à s’en séparer pour utiliser des voitures en libre-service pourtant disponibles près de chez eux.

33% de la population ne s’imagine d’ailleurs pas utiliser des alternatives à la voiture individuelle. Ces personnes se déclarent très attachées à la propriété de leur véhicule. Elles sont caractérisées par un profil plus rural et âgé de plus de 35 ans.

« Les nouvelles solutions de mobilité, partagées ou non, sont encore particulièrement liées à un usage urbain ou péri-urbain, les français ruraux étant encore très dépendants de leur véhicule personnel. Ils ont du mal à envisager comment des solutions de mobilité partagée pourraient répondre à leur besoin d’autonomie », estime Pierre Labarraque, Directeur de département banque-Finance-Assurance de CSA.

Toutefois, bien que les personnes interrogées estiment plus probable que la voiture individuelle reste la clé de la mobilité (76%), seulement 53% souhaiteraient que cela se réalise, à part égale avec des scenarii alternatifs faisant la part belle à la mobilité partagée.

Ainsi, près de 7 Français sur 10 jugent intéressantes des initiatives telles que :

  • la location d’une voiture en libre-service,
  • l’accès à des véhicules d’entreprises vacants,
  • la mise à disposition de véhicules dans les collectivités rurales pour leurs administrés (meilleure couverture des zones rurales).

Bien qu’hypothétiques pour certains, ces services pourraient néanmoins répondre au besoin de mobilité de plus de 3 Français sur 10, alors qu’un peu moins de la moitié serait prête à payer pour les utiliser.

Cette future palette d’offres pourrait séduire les 14% de Français encore indécis sur leur mobilité, des individus jeunes, vivant dans des grandes agglomérations et hésitant entre l’achat d’une voiture ou les services de mobilité partagée existants.

Les nouvelles mobilités, une pratique à encadrer pour gagner la confiance des usagers

Pour séduire davantage les usagers potentiels des services de mobilité partagée, il faut rassurer sur un certain nombre de points.

Le manque de confiance est le frein principal à la location du véhicule entre particuliers (que l’on soit le loueur ou le locataire), mais c’est bien en tant que loueur que les craintes sont les plus fortes. Ainsi, seulement 20% des sondés accepteraient de louer leur propre véhicule alors qu’ils seraient près de la moitié à accepter de louer celui de quelqu’un d’autre. Principale raison invoquée : la peur de confier leur véhicule ou que la voiture prêtée/louée soit endommagée.

Un accompagnement est donc nécessaire pour dépasser la peur de l’accident et simplifier l’expérience de la mobilité partagée, tout en tenant compte du contexte sanitaire actuel.

  • Les usagers ont besoin de transparence quant au profil des conducteurs utilisant ce type de service. Cela passe en premier lieu par une mise à disposition des papiers du conducteur (permis, assurance). Ils vont même jusqu’à souhaiter connaitre les antécédents des futurs conducteurs (accidents, retrait de point…) pour prévenir tout danger.
  • Mobilité partagée et COVID-19 auraient pu sembler incompatibles. Pourtant, l’intérêt porté est bien présent. Toutefois, le souhait d’un kit d’hygiène et de prévention santé fourni avec le véhicule reflète sans doute de nouvelles attentes suite à cette période de crise sanitaire.
  • Globalement, la formation en présentiel ou en ligne sur les véhicules empruntés est une attente significative pour prévenir les potentiels accidents et rassurer les conducteurs.

C’est encore plus vrai auprès de ceux qui ont déjà expérimenté la location de véhicule en libre-service (41% réclament une formation), mais aussi auprès des jeunes de 15 à 24 ans lorsqu’il est question de voitures sans permis en libre-service.

« Avec 7 Français sur 10 qui se disent intéressés par l’auto-partage, la mobilité partagée reste une solution d’avenir. C’est une bonne nouvelle dans un contexte de fortes contraintes sanitaires ! L’assureur joue un rôle majeur dans l’économie du partage pour créer la confiance indispensable aux échanges de pair à pair. Pionnier de l’assurance de l’économie collaborative et des nouvelles mobilités, Allianz France assure ainsi près de 40 startups parmi lesquelles Getaround (ex-Drivy). Au-delà de l’offre d’assurance, gage de confiance et de sécurité pour tous les utilisateurs de la mobilité partagée, notre volonté est d’accompagner au quotidien nos clients et le grand public vers une mobilité, durable, plus respectueuse de l’environnement. Notre objectif est de mettre à leur disposition des initiatives et des outils de sensibilisation et de formation pour les protéger et contribuer à rendre leurs déplacements plus sûrs » explique Julien Martinez, en charge de l’écosystème « Ma mobilité » d’Allianz France.

La voiture sans-permis proposée en location en libre-service dès 14 ans, une bonne idée ?

Les français sont attentifs à la prévention, et notamment celle des mineurs.
Alors que certains constructeurs automobiles se sont positionnés récemment sur le marché des voitures électriques sans-permis, accessibles dès 14 ans, près de ¾ des répondants se déclarent opposés à cet accès en libre-service. C’est le manque de formation pratique et théorique qui est avancé. Bien que reconnaissant le caractère formateur et utile d’un tel service pour l’autonomie des adolescents et un futur passage du permis de conduire, ils sont avant tout inquiets du danger à mettre des mineurs sans formation au volant.
Cette opposition est toutefois moins présente auprès des parents d’enfants âgés de 14 à 17 ans (la moitié se prononce contre) qui voient là une alternative aux 2 roues motorisées, car jugée moins dangereuse.

Consulter ici le baromètre. 

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