Le baromètre prévention routière Allianz France-CSA 2021

18 octobre 2021

Un conducteur sur deux n’aurait pas bénéficié d’explication ou de formation aux dispositifs d’aide à la conduite en achetant son véhicule et 75% des conducteurs interrogés craignent une défaillance technique lorsqu’ils utilisent ces dispositifs dans leur véhicule !
Des constats qui interpellent à la veille d’une nouvelle règlementation les rendant obligatoires en 2022.

  • L'édition 2021 du baromètre Allianz France-CSA interroge les Français sur leur connaissance des ADAS (Advanced driver-assistance systems). Perçoivent-ils leur utilité ? Sont-ils prêts à les utiliser ?
  • Ce baromètre s’inscrit dans l’actualité des évolutions réglementaires européennes à venir début 2022, afin de garantir une plus grande sécurité sur la route. Une quinzaine d’ADAS seront obligatoires sur les nouveaux modèles de véhicules.

Les conducteurs ont une connaissance assez limitée des ADAS ou aides à la conduite automobile

Alors que 93% des répondants estiment avoir une bonne compréhension de ce qu’est un ADAS, seulement 64% des conducteurs interrogés ont été en mesure d’en citer au moins un spontanément.
Il s’agit particulièrement d’hommes, de cadres, professions intermédiaires ou retraités, âgés de plus de 50 ans et habitant des communes de moins de 20 000 habitants.

Les dispositifs les plus cités sont d’abord liés au freinage (35%) ce qui n’est pas étonnant puisque le premier ADAS implémenté à grande échelle était l’ABS à partir de 1978. Viennent ensuite d’autres types d’aides à la conduite telles que le contrôle de trajectoire (24%) ou la régulation de la vitesse (18%).

Un besoin d’information et de pédagogie nécessaire lors de l’acquisition d’un véhicule

Seulement un conducteur sur deux disposant d’au moins un système d’aide à la conduite dans son véhicule déclare qu’il a bénéficié d’une explication lors de l’achat de son véhicule, que ce soit de vive voix par le vendeur ou via une mise à disposition d’un tutoriel.

Des dispositifs jugés globalement utiles, et pour certains indispensables !

14 dispositifs parmi les plus récents ont été évalués par les répondants. Tous ont été perçus comme utiles pour la diminution des risques d’accidents par au moins 7 conducteurs sur 10.

3 dispositifs apparaissent même comme indispensables :

  • Le freinage automatique d’urgence pour 52%
  • L’antiblocage des roues pour 52%
  • L’avertisseur de somnolence et de perte d’attention du conducteur pour 46%

Ce sont les conducteurs de voitures hybrides qui en sont les plus promoteurs.

Certains ADAS récents sont toutefois perçus comme plus difficiles à utiliser et peinent à s’imposer

Des dispositifs plus novateurs poussant plus loin l’automatisation de la conduite ne sont pas encore perçus comme indispensables, notamment l’assistant au parking automatique (15%) ou encore la reconnaissance de la signalisation (18%). Ils sont également jugés parmi les plus difficiles à utiliser.

Des craintes émergent : est-ce dangereux d’utiliser ces aides à la conduite ?

75% des conducteurs interrogés estiment que la crainte d’une défaillance technique pourrait effectivement constituer un frein important à l’utilisation de ces dispositifs.

D’autres craintes ne sont pas intrinsèquement liées aux dispositifs d’aide à la conduite mais plutôt aux conséquences sur le comportement des conducteurs.

Ainsi, 69% ont peur d’être moins vigilants et 68% estiment que cela pourrait être une source potentielle de distraction.

Le plaisir de conduire reste un sujet important avec 60% d’automobilistes qui déclarent avoir des réticences à confier certaines tâches aux ADAS.

Ce sont les plus jeunes conducteurs qui émettent le plus de craintes : les 18-30 ans sont par exemple davantage sensibilisés aux risques du piratage informatique de ces dispositifs (60% vs 46% pour l’ensemble des conducteurs).

Même si ces dispositifs ne permettent pas de pallier toutes les situations d’urgence, ils participent à la sécurité sur les routes et complètent les dispositifs de sécurité passive des véhicules (airbag, ceintures, etc.) qui contribuent à diminuer les conséquences des accidents.

La Commission européenne table sur 25.000 vies sauvées et 140.000 blessés évités d’ici à 2038 grâce à ces systèmes[1].

Accompagner et rassurer les conducteurs dans l’utilisation de ces dispositifs qui vont se généraliser

A l’occasion de la publication de cette étude, Allianz France lance Au cœur des aides à la conduite, un tutoriel de formation digitale, créé et réalisé en partenariat avec l’institut VEDECOM[2]. Ce dispositif pédagogique et interactif propose au grand public une formation aux ADAS pour faciliter leur prise en main.

« Avec 75% de conducteurs craignant une défaillance des ADAS et seulement 1 sur 2 formé à leur usage, il nous semble important d’accompagner les automobilistes dans la prise en main de ces dispositifs qui augmentent leur sécurité sur la route. En tant qu’assureur et acteur de la prévention, notre engagement citoyen prend tout son sens au travers de ce nouveau tutoriel d’information et de formation aux ADAS. C’est en améliorant la protection de nos clients et plus généralement du grand public avec des solutions responsables et durables qu’Allianz France entend contribuer à une meilleure prévention des risques routiers » explique Catherine Mathon-Brillaud, en charge de l’écosystème Ma mobilité chez Allianz France.

Précisions méthodologiques :

  • Un échantillon représentatif des conducteurs français âgés de 18 ans et plus, ayant le permis B et disposant d’une voiture personnelle
    (hors voiture de fonction) selon la méthode des quotas (sexe, âge, région, profession, taille d’agglomération).

  • Interrogation également d’un échantillon complémentaire composé uniquement de conducteurs de véhicules 100% électriques ou
    hybrides rechargeables (Plug-in).

Au total, 2097 répondants ont été interrogés, dont 148 conducteurs de véhicules électriques.

Enquête menée du 07 au 27 Mai 2021 en ligne sur panel propriétaire CSA.

Quelques précisions :

ADAS : Les aides à la conduite automobile (en anglais Advanced driver-assistance systems ou ADAS) font partie des équipements
automobiles qui facilitent la pratique de la conduite. Ils informent ou assistent le conducteur avec l’ambition de réduire le risque d'accident.
ls anticipent les situations dangereuses en alertant des dangers, ils évitent ces situations en intervenant sur la conduite ou bien assistent
le conducteur dans certaines manœuvres comme le stationnement.

Les 14 dispositifs suivants ont été évalués lors de l’enquête : Assistant au parking automatique, Régulateur adaptatif de vitesse,
Avertisseur de somnolence et de perte d’attention du conducteur, Freinage automatique d'urgence, Anti-blocage des roues, Alerte
de franchissement involontaire de ligne, Alerte de Distance de Sécurité, Limiteur de vitesse intelligent, Aide au maintien dans la voie,
Correcteur électronique de trajectoire, Reconnaissance de la signalisation, Assistant de changement de voie, Aide à la vision de nuit
et à la détection des piétons, animaux et Freinage automatique d'urgence en marche arrière.

 

[1] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/IP_19_1793

[2] VEDECOM : institut de recherche spécialisé dans le domaine de la délégation de conduite et la connectivité et les solutions de nouvelles mobilités créé en 2014. Soutenu par le pôle de compétitivité NextMove depuis 2010 et par ses fondateurs, VEDECOM est une fondation partenariale de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, de plus de 50 membres regroupés sur une collaboration inédite entre industriels de la filière automobile, aéronautique, opérateurs d’infrastructures et de services de l’écosystème de la mobilité, établissements de recherche académiques et collectivités locales d’Ile-de-France.